RÉGION 1 : L'ÉPAULE
Approche par catégories diagnostiques
Articulation gléno-humérale
(GH)
« vraie » articulation de l'épaule
Capsule
enveloppe de l'articulation GH
Espace sous-acromial
où se trouve la bourse et les tendons de la coiffe
Coiffe des rotateurs
4 muscles
(supra-épineux, infra-épineux, petit rond, subscapulaire)
Articulation acromio-claviculaire
(AC)
en haut de l'épaule
Révision anatomique - Mouvements
Mouvements clés de l'épaule :
Flexion (vers l'avant)
Abduction (vers le coté)
Rotation interne/externe
Approche par catégories - Épaule
1. Épaule DOULOUREUSE
Tendinopathie coiffe, bursite, conflit
2. Épaule FAIBLE
Déchirures coiffe des rotateurs
3. Épaule RAIDE
Capsulite, arthrose GH
4. Épaule INSTABLE
Luxations, instabilité
Principe :
Ces catégories ne sont pas exclusifs - un patient peut avoir chevauchement!
Présentations selon l'âge - Épaule
1
< 40 ans
Syndromes d'instabilité, luxations traumatiques (80-97% antérieures)
2
40-60 ans
Capsulite
(femmes > hommes, diabète = facteur de risque majeur), tendinopathie coiffe (pic)
3
> 60 ans
Pathologie coiffe (déchirures dégénératives), arthrite gléno-humérale, raideur progressive
L'âge oriente fortement le diagnostic différentiel!
Catégorie 1
- Épaule douloureuse
Pathologies incluses dans ce catégorie :
Tendinopathie de la coiffe des rotateurs avec conflit
Bursite sous-acromiale
Tendinopathie du long biceps
Tendinopathie calcifiante (3 phases)
Arthrose AC (symptomatique)
Concept clé :
Distinction entre ces pathologies PAS cliniquement importante car traitement initial est identique!
Épaule douloureuse - Profil patient typique
Âge
30-60+ ans
Occupations/activités à risque
Travailleurs avec bras au-dessus de la tête (peintres, menuisiers)
Utilisation répétitive de l'épaule
Sports de lancer
Début
Graduel, atraumatique
Épaule douloureuse - Présentation clinique clé
Symptômes :
Douleur
latérale
de l'épaule (région deltoïde antérieur)
Douleur avec activités au-dessus de la tête
Douleur nocturne (couché sur côté atteint)
Arc douloureux
(60-120° d'abduction)
Caractéristique DISTINCTIVE :
Amplitude active limitée par la douleur
Amplitude passive préservée
(vs épaule raide où passif aussi limité!)
Épaule douloureuse - Examen physique
Inspection
Atrophie musculaire (si chronique)
Palpation
Sensibilité sous-acromiale
Sensibilité AC (aspect supérieur)
Amplitudes
Actif limité par douleur
Passif préservé
Arc douloureux présent
Tests spéciaux
Test de Neer (conflit)
Test de Hawkins-Kennedy (conflit)
Force
Faiblesse seulement si
antalgique
(due à la douleur)
Arc douloureux - Localisation diagnostique
Perle clinique
- Localisation dans l'arc aide au diagnostic :
Utilité :
Oriente vers structure atteinte selon où dans l'arc la douleur apparaît
Épaule douloureuse - Diagnostic différentiel
vs Déchirure coiffe des rotateurs
Déchirures ont faiblesse
non-antalgique
(vraie faiblesse)
vs Arthrose AC
Sensibilité localisée AC supérieur
Souvent chevauchement avec pathologie sous-acromiale
vs Épaule raide
Capsulite/arthrose : amplitude
passive
restreinte
Épaule douloureuse : amplitude passive préservée
Condition spéciale
- Tendinopathie calcifiante
3 phases naturelles :
Phase 1 (Quiescente)
Asymptomatique
Calcium visible à la radiographie (découverte fortuite)
Phase 2 (Résorption)
EXTRÊMEMENT douloureuse
Début soudain, peut se présenter à l'urgence
Calcium en train de disparaître à la radio
Phase 3 (Résolution)
Calcium disparu, symptômes s'améliorent
Traitement Phase 2 :
Répond TRÈS bien à infiltration corticostéroïde sous-acromiale!
Catégorie 2
- Épaule faible (Déchirures coiffe)
Pathologies incluses :
Déchirures
traumatiques aiguës
de la coiffe
Déchirures
chroniques/dégénératives
Déchirures
aiguës-sur-chroniques
Distinction critique :
Aigu vs chronique détermine l'urgence de référence!
Épaule faible - Profil patient
Déchirures aiguës :
N'importe quel âge avec traumatisme clair
Chute d'échelle, chute sur glace
Fonction d'épaule préalablement normale
Déchirures chroniques :
Âge >50 ans
Début graduel ou insidieux
Peut être
complètement asymptomatique
(même déchirures massives!)
Épaule faible - Présentation clinique
Déchirures aiguës
Souvent présentation
pseudo-paralytique
immédiatement post-trauma
Faiblesse significative
Déchirures chroniques
Peuvent être asymptomatiques
Sévérité douleur NE corrèle PAS avec taille déchirure
Petites déchirures souvent plus douloureuses!
Caractéristique clé :
Faiblesse à l'élévation/rotation
Faiblesse NON-antalgique
(vraie faiblesse, pas juste due à douleur)
Atrophie possible si chronique
Épaule faible - Examen physique
Inspection
Atrophie sévère (déchirures massives chroniques)
Palpation
Peut avoir sensibilité sous-acromiale
Amplitudes
Passif préservé
Actif limité (par faiblesse)
Tests de force
Test de Jobe
(supra-épineux) : faiblesse, incapacité de tenir contre gravité
Drop arm test
: incapacité de contrôler descente du bras
Faiblesse rotation externe
(infra-épineux/petit rond)
Faiblesse rotation interne
(subscapulaire)
CLÉ :
Faiblesse est non-antalgique
Tests diagnostiques - Déchirures coiffe (bonus)
1
Cluster Park (2005)
LES 3 doivent être positifs :
Faiblesse en rotation externe
Arc douloureux (dans plan scapulaire)
Drop arm test positif
2
Test supra-épineux
3 tests positifs : LR+ 15.09
Jobe (canette vide)
Full can test
External rotation lag sign
3
Test subscapulaire
MEILLEUR cluster (LR+ 18.29)
Belly press + Bear hug (2 positifs)
Référence : Park et al., 2005
Décision clinique critique
- Aigu vs Chronique
DÉCHIRURES TRAUMATIQUES AIGUËS
(référer immédiatement si candidat chirurgicale)
Mécanisme traumatique clair (chute, impact direct)
Fonction d'épaule préalablement normale
Présentation pseudo-paralytique
< 65 ans, bonne santé tissulaire
< 3 mois post-trauma
DÉCHIRURES CHRONIQUES/DÉGÉNÉRATIVES
(essai conservateur d'abord)
50 ans, début graduel
Peut être asymptomatique ou symptômes minimes
Physio 3-6 mois avant considérer référence
Candidature chirurgicale - 5 caractéristiques
Pour référence orthopédique IMMÉDIATE, LES 5 doivent être présents :
1. Traumatique
Déchirure traumatique
2. Complète
Déchirure complète (transfixiante)
3. Taille
Taille déchirure > 10 mm
4. Jeune
< 65 ans
5. Santé tissulaire
Bonne santé tissulaire
Si toutes présentes :
Référence rapide (dans 2-4 semaines) pour meilleurs résultats chirurgicaux
Si manque des critères :
Essai conservateur (physio 3-6 mois)
Catégorie 3
- Épaule raide
Pathologies incluses :
Capsulite rétractile
(frozen shoulder / épaule gelée)
Arthrose gléno-humérale avancée
Différencier ces deux pathologies est important car pronostic et traitement diffèrent!
Capsulite - Profil patient
Démographie :
Femmes > Hommes
Âge :
40-65 ans
Diabète = facteur de risque MAJEUR
(prévalence 30% chez diabétiques)
Symptômes :
Douleur extrême limitant fonction et sommeil (au début)
Raideur progressive affectant TOUS les mouvements
Début rapide, soudain
Capsulite - Signe de haussement (CLÉ!)
Description :
Quand patient élève activement le bras, l'épaule se hausse vers le haut
Indique incapacité de l'articulation GH de bouger
Force compensation scapulo-thoracique
Performance diagnostique :
LR- 0.10
(excellent pour exclure)
DOIT être présent pour diagnostic de capsulite
Absence élimine essentiellement la capsulite
Important :
Signe présent ≠ automatiquement capsulite (mais absence l'élimine)
Référence : Shrug Sign - LR- 0.10 (excellent rule-out)
Capsulite - Critères diagnostiques
Pour diagnostic de capsulite :
1
Limitation globale
TOUS
les mouvements actifs/passifs significativement limités
2
Rotation externe
Rotation externe passive avec coude au corps
sévèrement limitée
3
Signe de haussement
Signe de haussement positif
Fausse capsulite - "Garde musculaire" :
Réaction des muscles à la douleur
Muscles empêchent mouvement, pas la capsule
Clinicien expérimenté peut différencier selon sensation de fin de mouvement et patron
Capsulite vs Arthrose GH - Différenciation
Capsulite - 4 phases (jusqu'à 2 ans!)
1
Phase 1 (Freezing)
Douleur sévère, raideur minimale
Quelques semaines
2
Phase 2 (Frozen)
Douleur modérée, raideur se développe
Quelques mois
3
Phase 3 (Frozen)
Douleur minimale/absente, raideur sévère
Quelques mois
4
Phase 4 (Thawing)
Retour progressif de mobilité sans douleur
Jusqu'à 2 ans
Capsulite - Traitement
Phases 1-2 (inflammatoires)
Bénéficient significativement d'
infiltration corticostéroïde intra-articulaire
(arthro-distension)
Jusqu'à 3 infiltrations possibles, espacées de 6 semaines
Si trop douloureux pour physio → infiltrer d'abord, puis débuter physio
Phases 3-4
Physiothérapie pour restauration amplitude
Cas réfractaires (~10%)
Chirurgie : libération capsulaire arthroscopique
CRITIQUE :
Opérer seulement si PAS en phase inflammatoire active (ankylose peut récidiver)
Catégorie 4
- Épaule instable
Pathologies incluses :
Luxations antérieures traumatiques
Luxations postérieures
Instabilité multidirectionnelle
Subluxations récurrentes
Luxations antérieures - Épidémiologie
75-96%
Luxations traumatiques
Des luxations d'épaule
80-97%
Luxations antérieures traumatiques
De toutes les luxations
1%
Postérieures
Rares, difficiles à réduire
Mécanisme :
Traumatisme en position ABD-RE forcée
Chute directement sur l'épaule
Chute sur main tendue (FOOSH)
Traction significative sur bras
Chute > hauteur de la personne
Règle d'Ottawa
- Luxation antérieure
But :
Détecter fracture associée
Considérer radiographie si UN de ces facteurs présent :
1
≥ 40 ans
2
Premier épisode de luxation
3
Mécanisme de blessure sévère
Chute > 1 volée d'escaliers
Bagarre ou agression
Accident de véhicule moteur (AVM)
Performance diagnostique :
LR- 0.10
(excellent pour exclure)
Valeur prédictive négative = 96.6%
Référence : Émond et al., 2004.
Luxations - Risque de récidive
Facteurs de risque récidive :
Âge jeune
(<25 ans) au moment première luxation
Sports de contact
ou activités à haute demande
Lésion de Bankart
(labrum antérieur déchiré)
Luxations multiples
Référence orthopédique précoce si :
Jeune athlète (<25 ans) avec sport pivotant/contact
Luxations multiples récurrentes
Limitations fonctionnelles importantes
Appréhension et évitement d'activités
Pathologie articulation AC
Histoire :
Chute sur épaule ou articulation directement
Chute sur main tendue
Douleur localisée à l'AC sur le dessus de l'épaule
Peut irradier autour AC
Examen physique :
Possible déformation « touche de piano » (Grade II-III)
Sensibilité localisée à l'AC (aspect supérieur)
Tests articulation AC - Cluster (bonus)
2 sur 3 positifs :
1
Test de l'écharpe
(adduction horizontale)
2
Abduction horizontale résistée
3
Test de compression active
(O'Brien)
Performance diagnostique :
LR+ 7
LR- 0.2
reference: Hegedus, E. J., Cook, C., Lewis, J., Wright, A., & Park, J. Y. (2015)
Drapeaux rouges
- Épaule
Drapeaux rouges TRAUMATIQUES
Fracture
(surtout avec facteurs de risque : ≥65 ans, ostéoporose, mécanisme haute énergie)
Luxation
(considérer règle Ottawa pour fracture associée)
Drapeaux rouges NON-TRAUMATIQUES
Néoplasme
Infection ou autre atteinte systémique
Atteinte neurologique majeure progressive
Dépistage pathologie grave - Questions clés
Poser dans TOUTES présentations de douleur d'épaule :
Absence de traumatisme (vs début traumatique)
Symptômes respiratoires
Atteinte neurologique majeure (atrophie visible muscles scapulaires/deltoïde)
Histoire cancer ou histoire familiale significative
Perte de poids inexpliquée significative
Autres symptômes systémiques (fièvre, malaise général, fatigue inhabituelle, faiblesse générale)
Douleur nocturne empêchant sommeil SANS diagnostic MSK pour l'expliquer
Examen clinique atypique ne donnant pas diagnostic MSK clair
"Épaule raide" - Drapeau rouge CRITIQUE
1%
Néoplasme
Des "épaules gelées" dues à néoplasme
32%
Diagnostic initial erroné
Des patients avec tumeurs malignes d'épaule ont reçu diagnostic de capsulite d'abord
9 mois
Délai sans dépistage
Temps jusqu'au diagnostic correct
3 mois
Délai avec dépistage
Dépistage initial adéquat réduit le temps
Action :
Plus grande proportion de pathologies graves se présentent comme "épaule raide"
En présence d'épaule raide suspectant capsulite ou arthrose avancée :
DOIT D'ABORD éliminer suspicion de pathologie grave
Dépistage systématique drapeaux rouges essentiel
Imagerie - Épaule raide
NON systématiquement recommandée
Indications pour imagerie :
1
Histoire cancer + symptômes systémiques (perte poids, fièvre, fatigue inhabituelle, symptômes respiratoires)
2
Histoire traumatisme (surtout avec ostéoporose)
3
Présentation atypique
4
Ne répond pas au traitement habituel dans délai habituel
Important :
10% des patients avec tumeurs d'épaule ont radiographie normale
Radiculopathie cervicale (causant symptômes épaule/bras)
Histoire/Subjectif :
Douleur ou symptômes neurologiques (picotements, engourdissements) irradiant dans membre supérieur
Presque toujours douleur cervicale/scapulaire associée
Douleur membre supérieur peut être pire que douleur cervicale
Généralement accompagnée dysesthésies (changements sensation) et faiblesse membre supérieur
Peut être soulagée en plaçant main sur tête (
signe de Bakody
)
Cluster Wainner
- Radiculopathie cervicale (Bonus)
Tests :
Test de Spurling
Distraction cervicale
Test de tension nerveuse membre supérieur (ULNT 1)
Rotation cervicale < 60° du côté douloureux
Performance diagnostique :
3 tests positifs : LR+ 6.1
4 tests positifs : LR+ 30.3
ULNT 1 négatif : LR- 0.12
(excellent pour exclure)
Référence : Wainner et al., 2003
Différenciation épaule vs cervical
Perle : Douleur "épaule" peut être d'origine cervicale
Important :
Toujours évaluer colonne cervicale si douleur épaule atypique!
Algorithme diagnostic - Douleur épaule non-traumatique
Processus d'élimination séquentielle :
Étape 1
Éliminer
DRAPEAUX ROUGES
(néoplasme, infection/maladie systémique, atteinte neurologique progressive)
Étape 2
Éliminer étiologies
TRAUMATIQUES
(fracture, luxation, déchirure traumatique coiffe, entorse GH/AC/SC)
Étape 3
Éliminer présence
CAPSULITE
(signe haussement LR- 0.10, restrictions amplitude passive globales, surtout limitation rotation externe)
Étape 4
Éliminer douleur référée cervicale / radiculopathie (Cluster Wainner, ULNT 1 LR- 0.12)
Étape 5
Examen clinique pour établir diagnostic parmi : tendinopathie coiffe, douleur neuroméningée, arthrose GH, instabilité
Quand référer en orthopédie - Épaule
CONSULTATION URGENTE/IMMÉDIATE
Luxation postérieure d'épaule
Luxation d'épaule avec fracture associée
Toute fracture suspectée nécessitant fixation chirurgicale
RÉFÉRENCE RAPIDE/PRIORITAIRE (2-4 semaines)
Déchirure complète coiffe des rotateurs AIGUË TRAUMATIQUE
(<3 mois)
Si TOUTES caractéristiques présentes : traumatique + complète + >10mm + <65 ans + bonne santé tissulaire
Source : Algorithmes HMR -
http://www.orthohmr.ca/
Référence orthopédie - Délais conservateur
Référence STANDARD (non-urgente) - Considérer si :
1
Douleur épaule (non spécifiée)
12-18 mois
traitement conservateur approprié sans amélioration
Note : 80% douleurs épaule se résorbent en 12-18 mois avec physio
2
Pathologie coiffe (non-candidate chirurgicale initialement)
3-6 mois
physiothérapie sans amélioration
3
Capsulite
12-24 mois
- plupart se résorbent sans chirurgie
~10% cas réfractaires peuvent nécessiter libération capsulaire
CRITIQUE :
Référer seulement si PAS en phase inflammatoire active
4
Arthrose épaule (GH)
6-12 mois
traitement conservateur
Référence orthopédie - Autres indications
Douleur nocturne difficile à contrôler
Douleur empêchant sommeil malgré médication
Ne répond pas aux mesures conservatrices
Justifie imagerie et considération pour référence
Instabilité récurrente d'épaule
Épisodes multiples luxation (surtout jeunes patients actifs)
Appréhension et limitations fonctionnelles
Considérer référence plus précoce si : jeune athlète (<25 ans), activités haute demande, luxations récurrentes multiples
Déficits neurologiques progressifs
Atrophie musculaire qui s'aggrave
Faiblesse progressive ne s'améliorant pas avec réadaptation
Temps de récupération - Épaule
Déchirures labrales - Prudence interprétation
Prévalence chez adultes ASYMPTOMATIQUES 45-60 ans :
72%
Déchirures labrales
Aucune douleur épaule
Chez patients AVEC douleur épaule :
43%
Épaule douloureuse
Ont déchirure labrale
42%
Épaule NON douloureuse
Ont déchirure labrale
Implication clinique :
Présence déchirure labrale ne devrait pas influencer choix traitement première ligne
Découverte incidentelle très courante
Pas nécessairement la source de douleur
Note : Basé sur données trouvailles asymptomatiques imagerie MSK
Perles cliniques
- Épaule (Récapitulatif)
1. "Il faut un traumatisme!"
Sans trauma : pas de fracture/luxation, pas de déchirure traumatique coiffe, pas d'entorse GH/AC/SC
2. Signe de haussement = clé pour capsulite
Si absent, pas capsulite (LR- 0.10)
3. Règle Ottawa luxation antérieure
≥40 ans, premier épisode, OU mécanisme sévère → considérer fracture associée (VPN 96.6%)
4. Candidature chirurgicale coiffe nécessite LES 5
Traumatique + complète + >10mm + <65 ans + bonne santé tissulaire
5. Algorithme élimination séquentielle
Drapeaux rouges → Trauma → Capsulite → Cervical → Examen pour diagnostics restants
Perles cliniques
- Épaule (Suite)
1
Différenciation capsulite vs arthrose
Âge (40-60 vs >60), début (rapide vs graduel), crépitus (absent vs présent)
2
Épaule raide = proportion plus élevée pathologies graves
32% tumeurs malignes diagnostiquées initialement comme capsulite, dépistage systématique drapeaux rouges essentiel
3
Temps récupération LONGS
Capsulite 6-12 mois, déchirure coiffe conservateur 3-6 mois, établir attentes réalistes!
4
80% douleurs épaule se résorbent en 12-18 mois
Avec traitement conservateur - ne pas se précipiter vers référence
5
Timing compte pour déchirures coiffe
Déchirure aiguë complète (<3 mois) = considérer référence rapide si candidate chirurgicale, déchirure chronique/dégénérative (>3 mois) = essayer conservateur d'abord
Questions
- Épaule
Questions sur la région de l'épaule?
Prêts pour la prochaine région!
RÉGION 2 : LE GENOU
Made with